20/03/2010

A MADAME SIMONE VEIL

                       MADAME VEIL

En ce jour du 18 MARS 2010 vous êtes devenue immortelle en rentrant à l'Académie Française au fauteuil de Monsieur MESSMER Pierre et ce fauteuil qui fut celui  de RACINE,  le fauteuil  numéro 13.

MADAME vous avez fait un très beau discours sur Monsieur MESSMER que je ne connaissais que vaguement pour sa carrière militaire et dans le ou les gouvernements mais bon j'ai écouté sans plus.

Par contre quand Monsieur JEAN D'ORMESSON  a, lui,

décrit votre vie ; c'était presque un discours d'un autre temps, d'une autre planète, difficile à croire tellement invraissemblable et dur.

Votre déportation à 16 ans, alors que vous veniez de passer votre BAC, votre lutte pour cette survie dans ce camp de concentration, votre famille (son père et son frère) déportée que vous ne verrez  jamais plus, votre mère, vos soeurs déportées aussi comme vous par les nazis.

Sa résistance pour vivre, pour résister à toutes ses souffrances, c'était atroce !!!!!!!!!!!!!!

Beaucoup de personnes dans la salle sortaient discrètement un mouchoir pour essuyer la larme qui perlait au coin des yeux, moi même je pouvais pleurer sans honte.

Monsieur D'ORMESSON a parlé aussi de sa lutte pour faire passer cette loi tant décriée "l'interruption de grossesse", cette loi qui libérait les femmes, cette loi tant attendue et refusée surtout par les hommes mais elle leur a tenu tête et cette loi est passée.

Après sa carrière politique m'intérresse un peu moins

Je ne peux imaginer que certaines personnes refusent de croire à l'existence de ces camps de la mort, j'en suis indignée !!!!!!!!!!!!!!!!

J'ai mal pour tous ces JUIFS ces HOMOSEXUEL(e)S ces RUSSES ces TZIGANES etc etc etc !!!!!!!!!

MADAME VEIL VOUS ÊTES UNE GRANDE DAME .

 

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14:35 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook

17/03/2010

PABLO NERUDA 1971

 

 

    IL MEURT LENTEMENT CELUI QUI ..........

 

Il meurt lentement

Celui qui ne voyage pas,

Celui qui ne lit pas,

Celui qui n'écoute pas la musique,

Celui qui ne sait pas trouver

Grâce à ses yeux

 

Il meurt lentement

Celui qui détruit son amour-propre,

Celui qui ne se laisse jamais aider.

 

Il meurt lentement

Celui qui devient esclave de l'habitude

Refaisant tous les jours les mêmes chemins,

Celui qui ne change jamais de repère,

Ne risque jamais de changer la couleur de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

 

Il meurt lentement

Celui qui évite la passion,

Et son tourbillon d'émotions

Celles qui redonnent la lumière dans les yeux

Et réparent les coeurs bléssés

 

Il meurt lentement

Celui qui ne change pas de cap

Lorsqu'il est malheureux

Au travail ou en amour,

Celui qui ne prend pas de risques

Pour réaliser ses rêves,

Celui qui, pas une seule fois dans sa vie

N'a fui les conseils sensés.

 

VIS MAINTENANT !

RISQUE TOI AUJOURD'HUI !

AGIS TOUT DE SUITE !

NE TE LAISSE PAS MOURIR LENTEMENT !

NE TE PRIVE PAS D'ÊTRE HEUREUX 

 

en panne d'inspirations je vais retrouver "" mon ami PABLO "" et dans ce poème tellement de choses me correspondent que les personnes qui me connaissent que par mes blogs les auront devinés sans problèmes

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16:55 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (29) |  Facebook

16/03/2010

HEUREUX CELUI QUI MEURT D'AIMER

AUJOURD'HUI 16 MARS 2010 JEAN FERRAT SERA TRANSPORTE DANS SA DERNIERE DEMEURE

ADIEU MON POETE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

O mon jardin d'eau fraîche et d'ombre

Ma danse d'être mon coeur sombre

Mon ciel des étoiles sans nombre

Ma barque au loin douce à ramer

Heureux celui qui devient sourd

Au chant s'il n'est de son amour

Aveugle au jour d'après son jour

Ses yeux sur toi seule fermés

 

Heureux celui qui meurt d'aimer

Heureux celui qui meurt d'aimer

 

D'aimer si fort ses lèvres closes

Qu'il n'ait besoin de nulle chose

Hormis le souvenir des roses

A jamais de toi parfumées

Celui qui meurt même à douleur

A qui sans toi le monde est leurre

Et n'en retient que tes couleurs

Il lui suffit qu'il t'ait nommée

 

Heureux celui qui meurt d'aimer

Heureux celui qui meurt d'aimer

 

Mon enfant dit-il ma chère âme

Le temps de te connaître ô femme

L'éternité n'est qu'une pâme

Au feu dont je suis consumé

Il a dit ô femme et qu'il taise

Le nom qui ressemble à la braise

A la bouche rouge à la fraise

A jamais dans ses dents formée

 

Heureux celui qui meurt d'aimer

Heureux celui qui meurt d'aimer

 

Il a dit ô femme et s'achève

Ainsi la vie, ainsi le rêve

Et soit sur la place de grève

Ou dans le lit accoutumé

Jeunes amants vous dont c'est l'âge

Entre la ronde et le voyage

Fou s'épargnant qui se croit sage

Criez à qui vous veut blâmer

 

Heureux celui qui meurt d'aimer

Heureux celui qui meurt d'aimer

 

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11:44 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook

13/03/2010

HOMMAGE A JEAN FERRAT

         JE NE SUIS QU'UN CRI

Je ne suis pas littérature

Je ne suis pas photographie

Ni décoration ni peinture

Ni traité de philosophie

 

Je ne suis pas ce qu'on murmure

Aux enfants de la bourgeoisie

Je ne suis pas saine lecture

Ni sirupeuse poésie

 

Je ne suis qu'un cri

 

Non je n'ai rien de littéraire

Je ne suis pas morceaux choisis

Je serais plutôt le contraire

De ce qu'on trouve en librairie

 

Je ne suis pas livre ou bréviaire

Ni baratin ni théorie

Qu'on range entre deux dictionnaires

Ou sur une table de nuit

 

Je ne suis qu'un cri

 

Je n'ai pas de fil à la patte

Je ne viens pas d'une écurie

Non je ne suis pas diplomate

Je n'ai ni drapeau ni patrie

 

Je ne suis pas rouge écarlate

ni bleu ni blanc ni cramoisi

Je suis d'abord un cri pirate

De ces cris-là qu'on interdit

 

Je ne suis qu'un cri

 

Je ne suis pas cri de plaisance

Ni gueulante de comédie

Le cri qu'on pousse en apparence

Pour épater la compagnie

 

Moi si j'ai rompu le silence

C'est pour éviter l'asphyxie

Oui je suis un cri de défense

Un cri qu'on pousse à la folie

 

Je ne suis qu'un cri

 

Pardonnez si je vous dérange

Je voudrais être un autre bruit

Être le cri de la mésange

N'être qu'un simple gazouillis

 

Tomber comme un flocon de neige

Être doux bruit de la pluie

Moi je suis un cri qu'on abrège

Je suis la détresse infinie

 

Je ne suis qu'un cri

                    index                               images           
 
                  jeanferrat

ADIEU JEAN FERRAT TU VAS RETROUVER TES AMIS

LOUIS ARAGON ET SON ELSA

CETTE CHANSON EST BEAUCOUP MOINS CONNUE MAIS TELLEMENT BELLE

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20:53 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook

12/03/2010

AUTEUR INCONNU

                          JE CONTINUERAI

 

Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.

Je contnuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.

Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.

Je continuerai à parler de paix, même au milieu d'une guerre.

Je continuerai à illuminer, même au milieu de l'obscurité.

Je continuerai à semer, même si les autres pietinent la récolte.

Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.

Et je déssinerai des sourires sur les visages en larmes.

et j'apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.

Et j'offrirai des motifs de joie là où il n'y a que tristesse.

J'inviterai à marcher celui qui a décidé de s'arrêter .....

Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés.

Car au milieu de la désolation, il y aura toujours un enfant qui nous regardera, plein d'espoir, attendant quelque chose de notre part et même si nous sommes au milieu de la tourmente, le soleil surgira toujours de quelque part et au milieu il y aura toujours un oiseau qui chantera pour nous, un enfant qui sourira et un papillon qui nous fera cadeau de sa beauté.

Mais ..... , si un jour tu vois que je ne marche pas, que je ne souris pas ou que je me tais, alors approche-toi seulement de moi  donne-moi un baiser, tiens-moi dans tes bras ou offre-moi un sourire, ce sera suffisant, car j'aurai sûrement oublier que la vie m'a accablé et m'a surpris pendant un moment seulement un geste de ta part me fera retourner

  A MON CHEMIN NE L'OUBLIE JAMAIS ..........

 

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COLOMBINE

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18:32 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook

11/03/2010

LETTRE A MONSIEUR LE PRESIDENT

 

Monsieur Le Président,
 
Merci de lire ce message,
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur... pour l'Education Nationale.

Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.
 
Je suis Professeur des Écoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l'école..
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...
 
Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire...
 
Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu... bancale !
 
Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est... une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur... assuré !
 
Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie....
 
Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...
 
Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon... à quoi bon dessiner ?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie...
 
Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...
 
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai......des nuits ?
 
Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
 
Et puis... c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
 Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.
 
Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague !... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !
 
Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
 
...Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.
 
Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..
 
Sa voix se fêle... "J'ai un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle... puis accélère: « Je... suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
pas bien payé, mais... j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...
 
Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre ?
Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !
 
J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte... pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,

Qui a tant encore à leur apprendre..
 
Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!..comme ils disent
D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
Elle a raison... c'est à pleurer...
 
Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dites, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'autre jour, près de moi, s'est assise,
Et, tout fièrement, m'a dit :
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai... comme Géraldine! »
 
Je sursaute... Mon coeur se serre...C'est à pleurer.
 
C.Picavet
Professeur des écoles à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)
 
En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence,Elodie,
à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé
mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...
qui est encore bien malade...
 
Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après
avoir semé, soigné ?
 
Je n'ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l'on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !
Torpillé le « Chagrin d'école »
En mille miettes de BONHEUR !
 
En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..
INONDONS LE NET
les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
les directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,
 
et à tous ceux qui sont... parents... d'un enfant...
enfin à chaque être humain de ce pays
qui j'espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.
 
P.S : Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai
formée !
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur
Humaine Ajoutée ?
 


 
A LIRE, PUIS A TRANSMETTRE merci
Ce n'est pas la 1ère fois que l'Education Nationale, autrement dit
l'Etat, se déshonore !!
 
 
A faire suivre le plus possible.

 

DAN JE FAIS EN PLUS QUE LE FAIRE SUIVRE JE LE POSTE SUR MON BLOG CAR C'EST UNE HONTE !!!!!!!

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17:40 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook

09/03/2010

CONTE DE JACQUES SALOME

LE CONTE DE LA MAMAN FOURMI QUI N'AVAIT PU METTRE AU MONDE SON PETIT BEBE

 

Peut être ne le savez-vous pas, mais au pays des fourmis, certaines femmes enceintes décident de ne pas garder leur bébé dans leur ventre . Pour des tas de raisons, de diffilcutés, de peurs ou parce qu'elles ne se sentent pas prêtes à devenir maman . Il arrive parfois qu'une femme fourmi ne puisse accepter ni dans son corps ni dans sa tête d'accompagner plus loin le petit bébé qu'elle a conçu et porté dans son ventre

Alors elle décide de s'en séparer. On appelle cela une interruption de grossesse ou un avortement .

Vous imaginez que ce n'est pas une décision facile.Que dans la tête de cette fourmi, il y a plein de désirs contradictoires qui s'opposent, se combattent, qui discutent sans fin "" je pourrais quand même le garder....mais non tu sais bien que tu ne veux pas l'élever seule ...."" , ou encore "" je ne me sens pas prête, je suis trop jeune, ou j'ai déjà quatre enfants et j'ai beaucoup de diffilcutés à donner à chacun sa part de soins et d'amour ....d'accord tu n'es pas la seule qui a élevé cinq enfants et plus ...

Enfin comme vous le voyez, il y a tant de dialogues dans sa tête, dans son corps, que cela peut durer longtemps. Des jours et des nuits, avec des vagues de tristesse et de désespoir . Avec tout au fond du coeur, parfois, l'espoir que le partenaire fourmi, celui avec lequel elle a fait l'amour et qui est le géniteur du bébé qui se trouve dans son ventre, lui dise au dernier moment : nous pouvons peut-être le garder, je suis d'accord que ce bébé soit là, on va s'arranger pour l'élever.Mais cela arrive très rarement, au pays des fourmis !

Aussi je voudrais vous offrir le petit poème qu'a écrit une maman fourmi qui s'appelait LIEGO.

petit embryon qui n'aura jamais de nom

Petit embryon qui a fait de mon ventre sa maison

Petit embryon tient bon

Petit embryon qui a choisi une maman qui te dira non

Je te sens là, courageux, t'accrochant à la vie secoué par les tremblements de mon coeur qui pleure

Et moi, ta maman, qui aurais tant voulu t'offrir de la douceur à la place de la rancoeur.

Je te sens là, courageux, t'accrochant à la vie et ressentant ma douleur jusque dans ton sang, en sachant que tu ne verras jamais le firmament.

Et moi, ta maman qui aurais tant voulu te bercer tendrement et t'endormir en chantant, je ne donnerai pas le jour, petit amour, car depuis un moment, c'est la nuit dans ma vie

Je ne te donnerai pas le jour, petit amour, car il y a autant d'étoiles en moi que de "" contre"" et autant de lunes et de planetes que de "" pour"" .Je ne sais pas comment j'aurais pu me choisir,sans que tu aies à disparaître. Mais sache combien, si j'avais pu, j'aurais aimé mieux te connaître et te voir rire.C'est bientôt que nos routes vont se séparer. Ce fut un court voyage à tes côtés. Mais sache que toujours, dans mon coeur, je te porterai.C'est le plus déchirantde tous les "" au revoir "".Puisses-tu, un jour, ma pardonner de ne pas avoir continué avec toi .Puisses-tu être au royaume des tendres bébés qui n'ont pas vu le jour.Puisse cet acte m'éclairer pour me guider vers un peu plus d'amour envers la vie .Envole toi, une vie meilleure t'attend, petit amourqui ne verra le jour. Puisses-tu être accueilli dans la lumière de l'univers.Celle qui a été ta génitrice pour si peu de temps, celle qui n'a pu être une maman

Je ne sais si vous avez pu sentir, à travers ces mots qui se cognent, qui se blessent aussi et tentent d'articuler un vécu douloureux, combien une telle décision peut être déchirante et peut laisser de traces durables dans le corps d'une femme fourmi.C'est pour cela qu'il est important, je le crois, de mettre des mots, de parler au bébé et même de lui offrir un petit espace de son imaginaire, pour lui permettre de vivre ce passage difficile vers autre chose que la vie, quand on ne peut l'accompagner au-delà de quelques semaines

               p6nmurto
ce conte m'a fait  profondément touché et les larmes !!!!!!!!

le livre de Jacques Salomé est  magnifique

12:30 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook