29/06/2013

Jean Bernard ETIENNE

Synonymes

Regard doux.
Corps de femme
Qui rend fou
Qui enflamme...

Peau de velours
Beauté naturelle
Image du jour
Reflet du ciel...

Lèvres brillantes;
Pétales de charme
Qui hantent
Qui désarment

Sourire merveilleux
Simple, ravageur
Douceur de feu
Langage du coeur...

Glacier, volcan
De l'Olympe déesse
Fleur de printemps
Infinie tendresse...

Ange, fée,
Génie de l'au-delà
Mythe, réalité...
Simplement Toi...

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26/06/2013

AMOUR les mots des fleurs

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Mais quand tu apparais

tous les fleuves tintinnabulent dans mon corps, les cloches ébranlent le ciel entier,

et un hymne remplit le monde .

Seuls toi et moi,

seuls toi et moi, ô mon amour, nous l'entendons .

 

PABLO NERUDA

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Laisse-moi respirer longtemps, l'odeur de tes cheveux,

y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une souche,

et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant,

pour secouer des souvenirs dans l'air .

 

CHARLES BAUDELAIRE

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Je pense à toi et ton image bâtit autour de moi

une forteresse à tel point inébranlable

que ni le bélier des nuages

ni la poix molle de la pluie ne peuvent rien

ô ma citerne de silence

contre le mur percé d'étoiles dont tu m'as circonscrit .

 

MICHEL LEIRIS

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23/06/2013

THEOPHILE GAUTIER 1811 / 1872


A deux beaux yeux

Vous avez un regard singulier et charmant ;
Comme la lune au fond du lac qui la reflète,
Votre prunelle, où brille une humide paillette,
Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;

Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
Ils sont de plus belle eau qu'une perle parfaite,
Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète,
Ne voilent qu'à demi leur vif rayonnement.

Mille petits amours, à leur miroir de flamme,
Se viennent regarder et s'y trouvent plus beaux,
Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.

Ils sont si transparents, qu'ils laissent voir votre âme,
Comme une fleur céleste au calice idéal
Que l'on apercevrait à travers un cristal.

 

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20/06/2013

AUGUSTE ANGELIER 1848 / 1911

       L'HABITUDE

 

La tranquille habitude aux mains silencieuses

Panse, de jour en jour, nos plus grandes blessures ;

Elle met sur nos coeurs ses bandelettes sûres

Et leur verse sans fin ses huiles oublieuses ;

 

Les plus nobles chagrins, qui voudraient se défendre,

Désireux de durer pour l'amour qu'ils contiennent,

Sentent le besoin cher et dont ils s'entretiennent

Devenir, malgré eux, moins farouche et plus tendre  ;

 

Et, chaque jour, les mains endormeuses et douces,

Les insensibles mains de la lente habitude,

Resserent un peu plus l'étrange quiétude

Où le mal assoupi se soumet et s'émousse ;

 

Et du même toucher dont elle endort la peine

Du même frôlement délicat qui repasse

Toujours, elle délustre, elle éteint, elle efface,

Comme un reflet, dans un miroir, sous une haleine,

 

Les gestes, le sourire et le visage même

Dont la présence était divine et meurtrière ;

Ils pâlissent couverts d'une fine poussière ;

La source des regrets devient voilée et blême .

 

A chaque heure apaisant la souffrance amollie,

Otant de leur éclat aux voluptés perdues,

Elle rapproche ainsi de ses mains assidues,

Le passé du présent, et les réconcilie ;

 

La douleur s'amoindrit pour de moindres délices ;

La blessure adoucie et calme se referme ;

Et les hauts désespoirs, qui se voulaient sans terme,

Se sentent lentement changés en cicatrices ;

 

Et celui qui chérit sa sombre inquiétude .

Qui verserait des pleurs sur sa douleur dissoute,

Plus que tous les tourments et les cris vous redoute,

Silencieuses mains de la lente habitude

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16/06/2013

PABLO NERUDA

     SI TU M'OUBLIES

 

Si tu m'oublies

Je veux que tu saches

une chose

 

Tu sais ce qu'il en est :

La terre de christal , la branche rouge

Du lent automne de ma fenêtre

Si je touche

Près du feu

La cendre impalpable

Où le corps ridé du bois

Tout me mène a toi

Comme si tout ce qui existe

Les âromes , la lumière , les métaux

Etaient de petits bâteaux qui naviguent

Vers ces îles à toi qui m'attendent

 

Cependant

Si peu à peu tu cesses de m'aimer

Je cesserai de t'aimer peu à peu

Si soudain

Tu m'oublies

Ne me cherches pas

Puisque je t'aurai aussitôt oubliée

 

Si tu crois long et fou

Le vent de drapeaux

Qui traversent ma vie

Et que tu décides

De me laisser au bord

Du coeur où j'ai mes racines

Pense

Que ce jour-là

A cette heure

Je lèverai les bras

Et mes racines sortiront

Chercher une autre terre

 

Mais

Si tous les jours

A chaque heure

Tu sens que tu m'es destinée

Avec une implacable douceur

Si tous les jours monte

Une fleur à tes lèvres me chercher

Ô mon amour . Ô mienne

En moi tout ce feu se répète

En moi rien ne s'éteint ni s'oublie

Mon amour se nourrit de ton amour , ma belle

Et durant ta vie il sera entre tes bras

Sans s'échapper des miens

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13/06/2013

GILLES VIGNEAULT

 

                                 J'AI POUR TOI UN LAC

 

J'ai pour toi un lac quelque part au monde

Un beau lac tout bleu

Comme un oeil ouvert sur la nuit profonde

Un cristal frileux

Qui tremble à ton nom comme tremble une feuille

A brise d'automne et chanson d'hiver

S'y mire le temps, mes nuits à l'envers .

 

J'ai pour toi, très loin

Une promenade sur un sable doux

Des milliers de pas sans bruits, sans parade

Vers on ne sait où

Et les doigts du vent des saisons entières

Y ont dessiné comme sur nos fronts

Les vagues du jour fendues des croisières

Des beaux naufragés que nous y ferons .

 

J'ai pour toi défait

Mais refait sans cesse les mille châteaux

D'un nuage ami qui pour ma princesse

Se ferait bâteau

Se ferait pommier, se ferait couronne

Se ferait panier plein de fruits vermeils

Et moi je serai celui qui donne

La terre et la lune avec le solei .

 

J'ai pour toi l'amour quelque part au monde

Ne le laisse pas se perdre à la ronde .

 

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10/06/2013

JACQUES PREVERT 1900 / 1977

      SABLES MOUVANTS

 

Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée

Démons et merveilles

Vents et marées

Et toi

Comme une algue doucement caressée par le vent

Dans les sables du lit tu remues en rêvant

Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée

Mais dans tes yeux entreouverts

Deux petites vagues sont restées

Démons et merveilles

Vents et marées

Deux petites vagues pour me noyer.

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