30/09/2012

CHARLES VAN LERBERGHE 1861 / 1907

 Ô BEAU ROSIER DU PARADIS


Ô beau rosier du Paradis,
Beau rosier aux milliers de roses,
Qui dans les parfums resplendis,
Et dans la lumière reposes ;

Ô beau rosier du jardin clos,
Beau rosier aux roses altières,
Qui sur l'herbe étends les réseaux
Que font tes Ombres familières ;

Au tour de qui, toutes tremblantes,
De l'Occident à l'Orient,
Ces humbles et douces servantes
Glissent et tournent lentement,

Jusques à l'heure solennelle
Où la nuit, à pas clandestins,
Étendant ses voiles sur elles,
Les confond toutes dans son sein.

 

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PHOTO DE CHEZ MOI AVEC MES ROSES

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27/09/2012

ALPHONSE DE LAMARTINE 1790 /1869

 LA BRANCHE D'AMANDIER


De l'amandier tige fleurie,
Symbole, hélas! de la beauté,
Comme toi, la fleur de la vie
Fleurit et tombe avant l'été.

Qu'on la néglige ou qu'on la cueille,
De nos fronts, des mains de l'Amour,
Elle s'échappe feuille à feuille,
Comme nos plaisirs jour à jour!

Savourons ces courtes délices;
Disputons-les même au zéphyr,
Epuisons les riants calices
De ces parfums qui vont mourir.

Souvent la beauté fugitive
Ressemble à la fleur du matin,
Qui, du front glacé du convive,
Tombe avant l'heure du festin.

Un jour tombe, un autre se lève;
Le printemps va s'évanouir;
Chaque fleur que le vent enlève
Nous dit : Hâtez-vous de jouir.

Et, puisqu'il faut qu'elles périssent,
Qu'elles périssent sans retour!
Que ces roses ne se flétrissent
Que sous les lèvres de l'amour!

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24/09/2012

JOHANNE HAUBER-BIETH ((photos inspirés de la chanson de G BECAUD " quand il est mort le poète" ce beau texte JOHANNE l'avait dédié a un ami poète disparu

LORSQUE MEURT LE POÈTE …

 

Soudain pleure la rose … et l'oiseau bleu se tait

prêtant ses ailes d'or à l'âme du poète,

emportant, pour toujours, la source qu'il était

d'images, de musique, en vibrante comète !

 

Ses écrits chanteront au fond de notre cœur,

par ses vers dont le rythme, en nous, sera caresse ;

les échos de son luth par son art, tous en chœur,

en vibrants souvenirs clameront la tendresse .

 

Tendresse d'un regard, ou simplement d'un mot

qu'il savait employer lorsque, d'un trait de plume,

il offrait son poème aux stances dont le flot

s'ourlait d'un arc-en-ciel, effaçant notre brume …

 

Nous ne l'oublierons pas, car c'est au firmament

que brille son étoile, à présent radieuse

des éclats de son être, alors, infiniment,

nous penseront à lui, pour la rendre joyeuse !

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21/09/2012

MARCELINE DESBORDES-VALMORE 1786 / 1859

JE NE SAIS PLUS JE NE VEUX PLUS 


Je ne sais plus d'où naissait ma colère ;
Il a parlé... ses torts sont disparus ;
Ses yeux priaient, sa bouche voulait plaire :
Où fuyais-tu, ma timide colère ?
Je ne sais plus.

Je ne veux plus regarder ce que j'aime ;
Dès qu'il sourit tous mes pleurs sont perdus ;
En vain, par force ou par douceur suprême,
L'amour et lui veulent encor que j'aime ;
Je ne veux plus.

Je ne sais plus le fuir en son absence,
Tous mes serments alors sont superflus.
Sans me trahir, j'ai bravé sa présence ;
Mais sans mourir supporter son absence,
Je ne sais plus !

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17/09/2012

CHARLES VAN LERBERGHE 1861 / 1907

DANS UN PARFUM DE ROSES BLANCHES


Dans un parfum de roses blanches
Elle est assise et songe ;
Et l'ombre est belle comme s'il s'y mirait un ange.

Le soir descend, le bosquet dort ;
Entre ses feuilles et ses branches,
Sur le paradis bleu s'ouvre un paradis d'or.

Sur le rivage expire un dernier flot lointain.
Une voix qui chantait, tout à l'heure, murmure.
Un murmure s'exhale en haleine, et s'éteint.

Dans le silence il tombe des pétales.....

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14/09/2012

EMILE NELLIGAN 1879 / 1941


Le récital des anges

Plein de spleen nostalgique et de rêves étranges,
Un soir, je m'en allai chez la Sainte adorée
Où se donnait, dans la salle de l'empyrée,
Pour la fête du ciel, le récital des anges.

Et nul ne s'opposant à cette libre entrée,
Je vins, le corps vêtu d'une tunique à franges,
Le soir où je m'en fus chez la Sainte adorée,
Plein de spleen nostalgique et de rêves étranges.

Des dames défilaient sous des clartés oranges ;
Les célestes laquais portaient haute livrée ;
Et ma demande étant par Cécile agréée,
J'écoutai le concert qu'aux divines phalanges

Elle donnait, là-haut, dans des rythmes étranges...

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11/09/2012

PABLO NERUDA

POEME N° 1


Corps de femme, blanches collines, cuisses blanches,
l'attitude du don te rend pareil au monde.
Mon corps de laboureur sauvage, de son soc
a fait jaillir le fils du profond de la terre.

je fus comme un tunnel. Déserté des oiseaux,
la nuit m'envahissait de toute sa puissance.
pour survivre j'ai dû te forger comme une arme
et tu es la flèche à mon arc, tu es la pierre dans ma fronde.

Mais passe l'heure de la vengeance, et je t'aime.
Corps de peau et de mousse, de lait avide et ferme.
Ah! le vase des seins! Ah! les yeux de l'absence!
ah! roses du pubis! ah! ta voix lente et triste!

Corps de femme, je persisterai dans ta grâce.
Ô soif, désir illimité, chemin sans but!
Courants obscurs où coule une soif éternelle
et la fatigue y coule, et l'infinie douleur.

 

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