28/07/2012

TOUJOURS DE PABLO NERUDA

                          UNE CHANSON DESESPEREE

 

Ton souvenir surgit de la nuit où je suis

La rivière à la mer noue sa plainte obstinée

Abandonné comme les quais dans le matin

C'est l'heure de partir , ô toi l'abandonné !

Des corolles tombant , pluie froide sur mon coeur

Ô sentine de décombres , grotte féroce aux naufragé !

En toi se sont accumulés avec les guerres les envols

Les oiseaux de mon chant de toi prirent essor

Tu as tout englouti , comme fait le lointain

Comme la mer , comme le temps. et tout en toi fut naufrage !

De l'assaut , du baiser c'était l'heure joyeuse

Lueur de stupeur qui brûlait comme un phare

Anxiété de pilote et furie de plongeur aveugle

Trouble ivresse d'amour , tout en toi fut naufrage !

Mon âme ailée , blessée , dans l'enfance de brume

Explorateur perdu, tout en toi fut naufrage !

Tu enlaças la douleur tu t'accrochas au désir

La tristesse te renversa et tout en toi fut naufrage !

Mais j'ai fait reculer la muraille de l'ombre

J'ai marché au-delà du désir et de l'acte

Ô ma chair , chair de la femme aimée , de la femme perdue

Je t'évoque et je fais de toi un chant à l'heure humide

Tu reçus l'infini tendresse comme un vase

Et l'oubli infini te brisa comme un vase

Dans la noire , la noire solitude des îles

C'est là , femme d'amour , que tes bras m'accueillirent

C'était la soif , la faim , et toi tu fus le fruit

C'était le deuil , les ruines et tu fus le miracle

Femme , femme , comment as-tu pu m'enfermer

Dans la croix de tes bras , la terre de ton âme

Mon désir de toi fut le plus terrible et le plus court

Le plus désordonné , ivre , tendre , avide

Cimetière de baisers , dans les tombes survit le feu

Et becquetée d'oiseaux la grappe brûle encore

Ô la bouche mordue , Ô les membres baisers

Ô les dents affamées , Ô les corps enlacés

Furieux accouplement de l'espoir et l'effort

Qui nous noua tous les deux et nous désespéra

La tendresse , son eau , sa farine legère

Et le mot commencé à peine sur les lèvres

Ce fut là le destin où allait mon désir

Où mon désir tomba , tout en toi fut naufrage !

Ô sentine de décombres , tout est retombé sur toi

Toute la douleur tu l'as dite et toute la douleur t'étouffe

De tombe en tombe encore tu brûlas et chantas

Debout comme un marin à la proue d'un navire

Et tu as fleuri dans les chants , tu t'es brisé dans les courants

Ô sentine de décombres , puits ouvert à l'amertume

Plongeur aveugle et pâle , infortuné frondeur

Explorateur perdu , tout en toi fut naufrage !

C'est l'heure de partir , c'est l'heure dure et froide

Que la nuit toujours fixe à la suite des heures

La mer fait aux rochers sa ceinture de bruit

Froide l'étoile monte et noir l'oiseau émigre

Abandonné comme les quais dans le matin

Et seule dans mes mains se tord l'ombre tremblante

Oui , bien plus loin que tout , combien plus loin que tout

C'EST L'HEURE DE PARTIR . Ô TOI L'ABANDONNE

                                   PABLO NERUDA

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03:47 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (30) |  Facebook

25/07/2012

???????? JE NE SAIS PLUS QUI EST L'AUTEUR MAIS BEAU !!!!!!!!!!!!!!!!

LA TENDRESSE                 

Sentiment souvent caché , derrière une pudeur excessive.

Aussi fort que l'amour , vital  pour celui qui le reçoit , autant , pour celui qui donne !

Difficile de se laisser aller , et poutant !

que serions nous  ? ?

Sans cette main sur l'épaule , ce baiser léger sur la joue , sur le front ,

 

Que serions nous ? .

sans ce regard attendri , silencieux , mais si parlant !

ces mots ,  plein de douceur , ces bras ,  plein de châleur !

Dur de donner de la tendresse , pour celui qui connaît pas !

Difficile à accepter ,

Pour qui n'a jamais reçu !

Cette tendresse qu'on chanté à merveille Bourvil  , Daniel Guichard , et tant d'autres encore !

Sentiments fort , on devient vite dépendant !

Parfois il y a manque .

Quand il y a débordement , vient l'envie de partager !

de donner sans compter , baisers , câlins , caresses !

Juste un tout petit geste !

Quand la pudeur est trop forte !

c'est sur le chien , le chat , que la tendresse déborde

Façon aisée de laisser parler son coeur  !

Incompréhensible ! diront certains

Pourtant si facile a comprendre !

Sans tendresse , le coeur devient dur , les larmes , sèches !

Sans tendresse , pas d'amour ,

SANS AMOUR  , ON EST RIEN ! RIEN !

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03:32 Écrit par DANY | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook

22/07/2012

PABLO NERUDA

NOSTALGIE D'AUTOMNE

Il meurt lentement  - - - -

Celui qui ne voyage pas ,

Celui qui ne lit pas ,

Celui qui n'écoute pas de musique ,

Celui qui ne sait pas grâce à ses yeux .

Il meurt lentement  - - - -

Celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours le même chemin ,

Celui qui ne change jamais de repère , ne se risque jamais à changer de couleur de vêtements , ou qui ne parle jamais a un inconnu.

Il meurt lentement - - - -

Celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions , celle qui redonne la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement - - - -

Celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour ,

Celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves ,

Celui qui pas une fois dans sa vie , n'a fui les conseils sensés


 

VIS MAINTENANT ;

RISQUE TOI AUJOURD'HUI  !

AGIS TOUT DE SUITE  !

NE TE LAISSE PAS MOURIR LENTEMENT !

NE TE PRIVE PAS D'ÊTRE HEUREUX !

                                                                

PABLO NERUDA

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04:56 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook

19/07/2012

PAUL VERLAINE 1844 / 1896

 

Femme et chatte

Elle jouait avec sa chatte,
Et c'était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S'ébattre dans l'ombre du soir.

Elle cachait - la scélérate ! -
Sous ces mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d'agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L'autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n'y perdait rien...
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore.

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03:05 Écrit par DANY | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook

16/07/2012

STEPHANE MALLARME ( 1842/1889

O, si chère de loin ...

O si chère de loin et proche et blanche, si
Délicieusement toi, Mary, que je songe
À quelque baume rare émané par mensonge
Sur aucun bouquetier de cristal obscurci

Le sais-tu, oui ! pour moi voici des ans, voici
Toujours que ton sourire éblouissant prolonge
La même rose avec son bel été qui plonge
Dans autrefois et puis dans le futur aussi.

Mon coeur qui dans les nuits parfois cherche à s'entendre
Ou de quel dernier mot t'appeler le plus tendre
S'exalte en celui rien que chuchoté de soeur

N'étant, très grand trésor et tête si petite,
Que tu m'enseignes bien toute une autre douceur
Tout bas par le baiser seul dans tes cheveux dite.

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03:35 Écrit par DANY | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook

13/07/2012

QUELQUES CITATIONS

Bonjour mon coeur, bonjour ma douce vie

Bonjour mon oeil, bonjour ma chère amie

Hé ! Bonjour ma toute belle,

Ma mignardise, bonjour,

Mes délices, mon amour .

Mon doux printemps, ma douce fleur nouvelle,

Mon doux plaisir, ma douce colombelle,

Mon passereau, ma gente tourterelle,

Bonjour ma douce rebelle .

PIERRE DE RONSARD

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Un être profondement vil peut donner naissance à l'amour le plus fou,

le plus extravagant et beau comme un lis vénéneux des marais .

CARSON Mc CULLERS

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Dans les vents et le vin, dans les flammes du feu

Dans les lointains ouverts venus du fond des yeux

Dans la fuite du sang sur les cadrans solaires

Dans la magique étude et dans le fond des verres

TOI

PIERRE SEGHERS

 

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04:07 Écrit par DANY | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook

10/07/2012

Pierre de MARBEUF   1596 / 1645)

 

 

Le sein d'Amaranthe

Mon esprit qui toujours d'un vain espoir s'apaise,
Compare votre sein, dont je suis envieux,
A des jeunes boutons, puis il dit à mes yeux :
Si vous les pouviez voir, ne mourriez-vous point d'aise ?

Ainsi dans mon esprit s'allume une fournaise,
Et son feu se nourrit d'un objet gracieux,
Qui me fait concevoir en tout et en tous lieux,
L'enflure de ce marbre où fleurit une fraise.

Enfin si votre amour demeure le vainqueur,
Et si jusqu'à la mort vous poursuivez mon coeur,
Mon Amaranthe, au moins donnez-lui sépulture.

Que si vous voulez suivre en cela mon dessein,
Son tombeau n'aura pas une autre couverture
Que du marbre qu'on voit qui blanchit votre sein.

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03:49 Écrit par DANY | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook