29/10/2011

ANDRE HARDELLET 1911/1974

 

BAL CHEZ TEMPOREL

 

 

 

si tu reviens jamais danser

 

chez Temporel un jour ou l'autre,

 

pense à ceux qui tous ont laissé

 

leurs noms gravés auprès du nôtre .

 

 

 

D'une rencontre au bord de l'eau

 

ne restent que quatre initiales

 

et deux cœurs taillés au couteau

 

dans le bois des tables bancales .

 

 

 

Si tu reviens jamais danser

 

chez Temporel un jour ou l'autre,

 

pense à ceux qui tous ont laissé

 

leurs noms gravés auprès du nôtre .

 

 

 

Sur le vieux comptoir tu pourras

 

si le coeur t'en dit boire un verre

 

en l'honneur de nos vingt carats

 

qui depuis se sont fait la paire .

 

 

 

Si tu reviens jamais danser

 

chez Temporel un jour ou l'autre

 

pense aux doigts qui ont tous laissé

 

quelques << je t'aime >> auprès du nôtre .

 

 

 

dans ce petit bal mal famé

 

c'en est assez pour que renaisse

 

ce qu'alors nous avons aimé

 

et pour que tu le reconnaisses .

 

 

 

Si tu reviens jamais danser

 

chez Temporel un jour ou l'autre

 

pense aux bonheurs qui sont passés

 

là simplement comme le nôtre .

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26/10/2011

PIERRE DE RONSARD

LES AMOURS

 

Je voudrais bien, richement jaunissant,

En pluie d'or, goutte à goutte, descendre

Dans le beau sein de ma belle Cassandre,

Lorsqu'en ses yeux le somme va glissant .

Je voudrais bien en taureau blandissant

Me transformer pour finement la prendre,

Quand elle va par l'herbe la plus tendre,

Seule à l'écart, mille fleurs ravissant .

Je voudrais bien, afin d'aiser ma peine

Être un Narcisse et elle une fontaine,

Pour m'y plonger une nuit à séjour :

Et voudrais bien que cette nuit encore

Durât toujours sans jamais l'aurore

D'un front nouveau nous rallumât le jour .

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24/10/2011

GUILLAUME APOLLINAIRE

28 AVRIL 1915

 

Jolie bizarre enfant chérie

Je vois tes doux yeux langoureux

Mourir peu à peu comme un train qui entre en gare

Je vois tes seins tes petits seins au bout rose

Comme ces perles de Formose

Que j'ai vendues à Nice avant de partir pour Nîmes

Je vois ta démarche rythmée de Salomé plus capricieuse

Que celle de la ballerine qui fit couper la tête au Baptiste

Ta démarche rythmée comme un acte d'amour

Et qui à l'hôpital auxiliaire où à Nice

Tu soignais les blessés

T'avait fait surnommer assez justement la chaloupeuse

Je vois tes sauts de carpe aussi la croupe en l'air

Quand sous la schlague tu dansais une sorte de kolo

Cette danse nationale de la Serbie

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22/10/2011

PAUL VERLAINE

AQUARELLES

 

voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches

et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous

ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches

et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux .

 

J'arrive tout couvert encore de rosée

que le vent du matin vient glacer à mon front .

Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée

rêve des chers instants qui la délasseront .

 

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête

toute sonore encore de vos derniers baisers ;

laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,

et que je dorme un peu puisque vous reposez .

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19/10/2011

CHARLES BAUDELAIRE

LA BEAUTE

 

je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,

Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,

Est fait pour inspirer au poète un amour

Eternel et muet ainsi que la matière .

 

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;

J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;

Je hais le mouvement qui déplace les lignes,

Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris .

 

Les poètes, devant mes grandes attitudes,

Que j'ai l'air d'emprunter, aux plus fiers monuments,

Consumeront leurs jours en d'austères études ;

 

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,

De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :

Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

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17/10/2011

GUSTAVE KAHN 1859/1936

CHANSONS D'AMANT

 

Ta tristesse inconnue dans tes yeux, si loin dans la foule

Et n'y pouvoir porter les paroles les baisers

Et tes yeux mes bonheurs, soleils dans la foule

Et n'y pouvoir dormir à l'ombre de tes cils et les baisers .

 

La magie de ta nuit brune et pâle qui demeure

Hors mes mains et ma voix et le levier de mes fois

Et ce perpétuel présent et ce hier si autrefois

En ce passé sans date où le cercle de tes bras seul demeure .

 

Et ce cher rêve de ne jamais mourir en toi

Et la mémoire du parfum qui ne peut s'abolir en moi

Oh vous, tous les instants, toutes les lignes, toutes les joies

Baissez vos lèvres à moi, venez dormir en moi .

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15/10/2011

THEOPHILE GAUTIER 1811/1872

LA ROSE -THE

 

La plus délicate des roses

Est, à coup sûr, la rose-thé

Son bouton aux feuilles mi-closes

De carmin à peine teinté .

 

On dirait une rose blanche

Qu'aurait fait rougir de pudeur,

En la lutinant sur la branche,

Un papillon trop plein d'ardeur .

 

Son tissu rose et diaphane

De la chair a le velouté ;

Auprès, tout incarnat se fane

Ou prend de la vulgarité .

 

Comme un teint aristocratique

Noircit les fronts bruns de soleil,

De ses soeurs elle rend rustique

Le coloris chaud et vermeil .

 

Mais si votre main qui s'en joue,

A quelque bal, pour son parfum,

La rapproche de votre joue,

Son frais éclat devient commun .

 

Il n'est pas de rose assez tendre

Sur la palette du printemps,

Madame, pour oser prétendre

Lutter contre vos dix sept ans .

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MA ROSE PERSONNELLE

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