17/11/2009

PABLO NERUDA

                          POEME  6

 

Je me souviens de toi telle que tu étais en ce dernier automne:

Un simple béret gris avec le coeur en paix .

Dans tes yeux se battaient les feux du crépuscule.

Et les feuilles tombaient sur les eaux de ton âme

 

Enroulée à mes bras comme un volubilis

Les feuilles recueillaient ta voix lente et paisible

Un bûcher de stupeur où ma soif se consume

Douce jacinthe bleue qui se tort en mon âme

 

Je sens tes yeux qui vont et l'automne est distant :

Béret gris , cris d'oiseaux , coeur où l'on est chez soi

Et vers eux émigraient mes désirs si profonds

Et mes baisers tombaient joyeux comme des braises

 

Le ciel vu d'un bâteau , les champs vues des collines :

Lumière étang de paix , fumée , ton souvenir.

Au-delà de tes yeux brûlaient les crépuscules

Sur ton
âme tournaient les feuilles de l'automne

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13:26 Écrit par DANY dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Comme c'est beau! touchant et mélancolique
Je te souhaite une belle journée.
Bisous
Marcelle

Écrit par : Paquesmarcelle | `2009-11-17 à 15.54:26`

Kikou Dany, Toujours de trés beaux écrits de Pablo Neruda,
celui-ci est de la saison d'automne,un peu tristounet,mais tellement tendre et aimer....
Bonne fin d'aprem à toi,ma belle
Bisous ensoleillés de Mimi.

Écrit par : Mimi du Sud | `2009-11-17 à 16.03:53`

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